Security & Defense

France & NATO – pt.1

France in NATO

France, as a member of the United Nations Security Council, founding member of the European Union and one of the biggest contributors to the NATO, has been forced to adapt to today’s security challenges as the security landscape has drastically evolved since the Cold War. One of the most marking events was the reintegration of the country into the Integrated Military Structures (IMs) of NATO in 2009.

The reintegration caused little change as France has always remained one of the biggest stakeholders in the Alliance. It was however feared that 2009 marked the end of Paris’s sovereignty and political independence to the benefit of the USA who lead NATO. It is Continue reading

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Séminaire jeune de l’IHEDN – J4&5

J4 – Visite de la base aérienne de Creil :

Etablissement Géographique Interarmé ; Unité Française de Vérification ; Etat-major Interarmé de Force et d’Entrainement, Centre Militaire d’Observation Satellites …

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Base de Creil (Mirage, CASA)

Cette base, située au Nord de Paris est le lieu de départ de nombreux avions de type CASA, utilisés notamment pour le transport de personnel, ou encore des journalistes qui suivent le Président dans ses déplacements. La piste de la base sera bientôt fermée afin d’être déplacée vers Evreux. La région Nord sera ainsi dépourvue de base aérienne.

L’organisation des forces armées est bien plus Continue reading

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93ème séminaire jeune de l’IHEDN – J3

Le rythme continue.

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Séminaire jeunes de l’IHEDN

  • L’Europe de la Défense est un terme bien français qui ne se traduit pas dans d’autres langues. Pour la France, le projet de créer des forces armées au niveau européen s’inscrit dans une volonté d’indépendance face à l’OTAN, jugée trop américano-centrée. L’Europe de la Défense, bien qu’un projet communautaire, doit tout d’abord servir les intérêts de la France et mettant l’emphase sur des projets compatibles avec les préoccupations de la France.
  • Le multilatéralisme en Europe est cependant en crise, du fait des intérêts divergents au sein de l’Union Européenne, mais aussi face aux crises extérieures qui touchent asymétriquement les Etats membres. Les alliances bilatérales, ainsi que le pragmatisme politique sont de plus en plus la norme.
  • L’industrie de l’armement français est un outil de la défense de la France, à la fois au niveau militaire qu’économique. En effet, les exportations permettent à la France de faire de gros profits tandis que le maintien de la production dans le pays permet le développement d’armement compétitif et garantit l’indépendance de la France par apport aux productions étrangères, ce qui garantit l’autonomie des forces armées.
  • Seuls les Etats-Unis, la Lettonie et la Grèce respectent le principe du minimum des 2% de part du PIB pour la défense. Le respect de cette condition permet au renouvellement de l’arsenal militaire afin d’éviter la désuétude des forces. Le cas de la Lettonie est facile à comprendre alors que la menace russe continue de peser. Quant à la Grèce, rappelons que ce pays se considère comme en guerre. En effet, la question de Chypre reste à être résolue avec la Turquie.
  • Le respect du droit international et des Droits de l’Homme sont inscrits dans le Livre Blanc de la Défense de 2013. Ces principes limitent ainsi les débordements que peu conduire les conflits, et inspire le respect sur la scène internationale.
  • La stratégie de défense est basée sur la connaissance et l’anticipation, qui passe notamment par le renseignement ; la dissuasion par la démonstration des forces armées, ses moyens, mais aussi par le nucléaire ; protection ; et prévention. Quand ces mesures ne sont pas nécessaires à garantir la stabilité du paysage sécuritaire français, alors une intervention est déclenchée.
  • Au-delà de ses opérations extérieures pour le rétablissement ou le maintien de la paix, la France est stationnée dans nombres de pays afin de garantir la rapidité de son déploiement et d’intervention si nécessaire et sur des théâtres aux quatre coins du monde. Des forces armées sont ainsi postées en continue au Qatar, à Djibouti, au Koweït, à Abu Dhabi mais aussi dans les DOM et les COM. La France est ainsi présente sur tous les continents.
  • La guerre asymétrique pose des problèmes au niveau juridique car les lois normalement applicables à la guerre conventionnelle ne s’appliquent pas. C’est ainsi le droit commun qui régit les actes de piraterie et offrent un cadre juridique drastiquement différent. Cela contraint ainsi les pratiques de la guerre. Par exemple, en droit commun, seule la légitime défense prévaut, les attaques préventive ou préemptive n’ayant aucune valeur juridique. Dans ce cadre-là, seule des Etats peuvent se prémunir contre ce type de menace. La piraterie ne peut ainsi qu’être légitimement combattue que par l’UE et non par l’OTAN. En effet, l’Union Européenne est une association d’Etat, une mise en commun des efforts des Etats contre ce risque, alors que l’OTAN est une agence spécialisée qui ne représente que les forces armées. L’OTAN doit se cantonner à un rôle dissuasion tandis que l’UE a la possibilité d’intervenir.
  • La France est présentement déployée principalement sur 4 missions : Sentinelle sur le territoire français, au Liban, à Barkhane au Chad (pour une action sur la Bande Sahara-Sahel) et pour la mission Sangaris. Cette dernière a été déployée en décembre 2013 en République Centrafricaine (RCA) dans un effort de stabiliser le pays suite à une demande du président Bozizé alors que les Séléka, un groupement musulman pille le pays et menace le pouvoir. Lorsque les français se déploient en RCA, Bozizé a été chassé du pouvoir et le pays en proie à une instabilité flagrante. Pays enclavé et difficile d’accès, la RCA est l’un des pays les plus pauvres du monde.
  • Dans le cadre de Sangaris, la mission de la France est de venir en soutien aux forces de l’Union Africaine alors que cette dernière a des moyens limités et peine à rétablir l’ordre, et de réinstaurer la stabilité dans le pays afin de pouvoir y rétablir des institutions stables.

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93ème séminaire jeune de l’IHEDN – J2

Cette deuxième de comité suit le même schéma que la première, mais avec cette fois ci un focus sur l’Etat de la France aujourd’hui en matinée et sur les retours d’expérience (retex) d’opérations l’après-midi.

Voici les choses à retenir de la journée :

  • Les effectifs à la disposition de l’armée française ne cessent de décroitre, et atteignent désormais des forces comparables à celles de l’époque de Louis XIV bien que la population soit 3 fois plus importante aujourd’hui. Bien entendu, les corps-à-corps ont disparu et les guerres font moins de mort. L’effectif humain reste tout de même primordial à la fois par la force qui découle de sa présence mais aussi parce que la technologie ne peut pas se substituer à la composante humaine. Les forces françaises sont désormais en « surchauffe » avec des durées d’entrainement insuffisantes, des déploiements trop longs et des missions en manque d’effectif. On observe ainsi une démoralisation des troupes qui résulte de la corrélation entre ambitions évoquées dans le Livre Blanc de la Défense et les moyens disponibles.
  • La France a perdu plus de 40% de ses effectifs militaires entre 1992 et 2012. Cela n’aurait été possible dans aucun autre secteur. Mais les militaires ne font pas la grève…
  • La France possède 60 000 forces opérationnelles, ce qui permet le déploiement simultané de 22 000 hommes. Avec la présence française à travers le monde, notamment au Mali, en Centrafrique, à Barkhan, au Liban ainsi que dans les Antilles, l’Opération Sentinelle mise en place pour des raisons anti-terroristes et qui mobilise 9 000 soldats en métropole rajoute un poids sur les effectifs déjà en flux tendu du pays.
  • Les moyens budgétaires à la disposition de l’armée forcent une réduction des équipements, à la suite de laquelle on observe une surutilisation des équipements mais aussi le recours aux bricolages, c’est-à-dire l’utilisation des armes et autres pour des missions auxquelles elles n’étaient pas destinées. L’armée française privilégie ainsi l’achat d’outils polyvalents pouvant servir sur des théâtres d’opération divers et à des buts variés.
  • La loi de programmation prévue dans le Livre Blanc de 2013 a été ajusté en 2015, prévoyant ainsi la mise à disposition de 3,8 milliards d’euros supplémentaires aux armées sur les 4 prochaines années. Bien que cela reste insuffisant, le but est ainsi de pouvoir augmenter le nombre de troupes, de 66 000 à 77 000 personnels.
  • Le Livre Blanc de la Défense de 2013 ressert la zone d’intérêt autour de la France en soustrayant une partie de l’Asie, notamment l’Inde, mais aussi de la Mauritanie, de l’Asie Pacifique et de l’Afghanistan. Le focus est ainsi mis sur les frontières directes de l’UE et de l’environnement géographiquement proche (géographiquement et historiquement) de la France.
  • Les intérêts proclamés de la France aujourd’hui font écho à ceux affichés jadis par De Gaulle lors de la sortie de la France du Commandement Intégré de l’OTAN. L’accès est mis sur la protection du territoire nationale (métropole, territoires d’outre mers, ZEE) ; maintien de la paix et de la stabilité dans les zones clés évoquées dans le point précédent ; lutte contre le terrorisme et la prolifération nucléaire ; rôle de la France comme Nation-cadre dans des missions extérieures ; indépendance de l’initiative et de la stratégie de la France, qui s’illustre notamment par son indépendance nucléaire.
  • La France mise sur une tradition militaire renommée et polyvalente. Malgré la réduction des moyens, elle recherche le maintien de sa complétude, c’est-à-dire de sa capacité à intervenir par tous les moyens disponibles sur tous les théâtres d’opération. La France est aussi capable d’entrer en premier sur un théâtre, ce que peu de nations sont capables de faire (notamment au Mali, en Centrafrique, etc.).
  • En vue des défis notamment budgétaires, mais aussi compte tenu du changement du paysage sécuritaire de la France, cette dernière a intérêt à miser sur les alliances et partenariats, ne serait-ce que pour porter collectivement le poids des missions, mais aussi par le pooling and sharing, c’est-à-dire l’acquisition groupée d’appareils militaires dont l’utilisation est partagée entre les acheteurs (notamment avec l’Allemagne, mais aussi peut-être la Pologne, bien que les intérêts de cette dernière divergent de ceux de la France).
  • La France est le 4ème exportateur mondial d’armement. Le marché mondial des armes ne connait en effet pas la crise car le monde reste chrysogène et la solution militaire la réponse majoritairement adoptée par les Etats pour se prémunir contre les attaques et menaces.
  • Le secteur de l’industrie de défense reçoit d’importants investissements du gouvernement, ce qui permet le maintien de cette industrie en France, garantit l’approvisionnement des forces armées, et encourage la compétitivité de la France en la matière. Les exportations permettent la rentabilisation du secteur ainsi que de renforcer les partenaires qui se trouveraient en situation de crise.
  • Les exportations d’armement sont, par définition, interdites sauf exceptions. Ces exceptions sont déterminées par une analyse interministérielle des acheteurs potentiels et de ses intentions. L’autorisation de l’exportation doit se faire selon le respect des intérêts financiers et en terme de politique étrangère de la France, mais doit aussi s’inscrire dans la perspective du respect des Droits de l’Homme.
  • L’opération SANGARIS en République Centrafricaine (RCA) s’est fait suivant la demande du Président de la RCA, François Bozizé, alors que le pays était en proie à l’instabilité à cause des Séléka, groupuscule musulman semant la terreur dans le pays. 2 200 hommes sont déployés en continu depuis l’intervention française en décembre 2013. Le but est de soutenir les forces de l’Union Africaine, de ramener le niveau de sécurité le plus bas possible afin de pouvoir y mettre en place des infrastructures stables.

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93ème séminaire jeune de l’IHEDN – J1

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IHEDN

Cette semaine, mes articles seront un peu inhabituels car ils ne seront pas le résultat de ma recherche mais plus sur ce qui m’est permis d’apprendre cette semaine durant.
Je vais vous faire part de mes réflexions et apprentissages collectés lors du 93ème séminaire de l’IHEDN, l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale.

Basé à Paris, l’IHEDN est un institut de formation interministériel, dépendant de l’autorité du premier ministre, et dont les activités se focalisent sur les questions de défense au sens large. « Défense » ne doit pas être compris au sens purement militaire mais doit intégrer les dimensions économiques, culturelles, industrielles mais aussi toutes les questions d’affaires étrangères. Le but de l’IHEDN est ainsi de développer l’esprit des populations aux questions de défense et de les sensibiliser aux affaires internationales.

Je participe ainsi à une séminaire jeune, le 93ème organisé depuis 20 ans, qui se déroule à Paris. Les participants ont entre 20 et 30 ans et représentent des corps de métier aussi variés que membres du clergé, militaire de l’armée de terre et marine, consultants en sécurité, étudiants, et dans des domaines tels que l’industrie de défense, l’énergie ou encore les administrations régionales. Basé sur trois piliers (conférences, visites et travail de comité), les séminaires jeunes tentent de renforcer la cohésion nationale (on va y revenir) et la citoyenneté, ainsi que d’encourager la réflexion des jeunes participants sur des questions liées à la sécurité de la France (de nouveau, à comprendre au sens large).

Voici quelques enseignements ou citations qui m’ont marquées lors de ce premier jour de séminaire :

  • On parle de libéralisme économique aujourd’hui. Mais en vue du discours qui est tenu par les médias et les gouvernements, sur la compétitivité, les parts de marché et les monopoles, la situation correspond plus à des circonstances mercantilistes.

  • Il ne peut faut pas perdre de vue l’histoire des religions et la théologie lorsqu’on aborde les relations internationales. On voit d’ailleurs que l’histoire de l’Orthodoxie, par rapport au schisme chrétien d’Orient et d’Occident, ainsi que la Trinité influencent Poutine aujourd’hui. Parmi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, seule la France ne comprend pas l’importance des religions sur la scène internationale en ne possédant pas une religion d’Etat. Au nom de la laïcité, on en oublie l’influence des codes religieux, des valeurs et principes qui en découlent et qui régissent la conduite des gouvernements.
  • Dans les théories géopolitiques notamment (Mahan, Mackinder et autres), les puissance maritime et terrestre s’opposent dans leur lutte pour contrôler le monde. De ce fait, on pense souvent qu’une puissance ne peut que l’un ou l’autre – une puissance maritime OU une puissance terrestre. Or les deux catégories ne sont pas inconciliables et sont en générales interdépendantes. Une puissance maritime a nécessairement un appui terrestres solide qui permet les ambitions maritimes. Par exemple, la marine britannique n’aurait pu se développer sans la fertilité du bassin de la Tamise qui a permis la production agricole qui finance les navires et les explorations. De même, la France, du fait de son identité et tradition agricoles, peut espérer avoir une présence océanique grâce à ses ressources vivrières et mercantiles. La France est ainsi une puissance terrestre de par sa position géographique et son histoire, mais aussi maritime du fait de ses côtes, de ses territoires d’outre-mer, de l’étendue ses eaux territoriales (deuxième derrière celle des Etats-Unis).
  • La France a un sérieux problème de renseignement, car c’est inévitablement ce qui diminué lors des restrictions budgétaires.
  • Internet est aujourd’hui la première source d’information contre les djihadistes qui utilisent des plateformes en lignes pour le recrutement et communiquer entre eux. Leur couper internet serait une catastrophe car ils n’auraient plus intérêts à maintenir cette ligne de communication en bonne état et pourraient ainsi menacer nos infrastructures en détruisant les câbles relais. Nous perdrions ainsi notre source de renseignement sur leurs activités ainsi que la capacité de communiquer et d’organiser notre lutte contre eux. Couper internet aujourd’hui équivaudrait ainsi à la fermeture des bordels d’antan, qui étaient la source d’information première pour les policiers.
  • Le monde est plus pacifique que jamais. Malgré les perceptions nourries par les médias, l’immédiateté de l’information et du discours des experts, les menaces et les décès liés aux conflits sont minimes par rapport à des périodes précédentes. Les conflits sont principalement interétatiques, les conflits sont moins long (seulement 1 conflit sur 5 dure plus de 5 ans). De plus, l’Europe est particulièrement exemptée, et 78% des décès liés à la guerre prennent place dans 5 pays dont l’Afghanistan, la Syrie et l’Iraq.

En plus des conférences, nous avons aussi été répartis en comité afin de se pencher sur une problématique auquel nous devons apporter des solutions envisageables par le gouvernement afin d’y faire faire. La problématique de mon comité est la suivante : « En quoi le retour à un dispositif de mobilisation tel qu’un service national peut-il répondre au sentiment perçu d’un délitement de la cohésion nationale ? »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Water Insecurity: Creating Instability, Conflicts and Terrorism

Today, I bring you another article that I  wrote with Casey Simmons for Atlantic Voices, the Atlantic Treaty Association‘s monthly publication. In december, the focus what on Unconventional Security Threats. The article was originally published here

Water is crucial for many aspects of our lives, a necessity which has heightened “access to reliable and sufficient water sources” as a universally-accepted, basic human right. However, according to the World Bank, 40 % of the world’s population faces water shortages today, a challenge with numerous risks such as food insecurity due to the lack of water necessary for agriculture, forced migration, and the spread of diseases because of the lack of sanitation. At the international level, water scarcity has the potential to exacerbate international disputes and be a triggering element of internal conflicts.

Climate change, and in extenso water security, have been recognized by the Pentagon’s 2014 Quadrennial Defense Review as ‘shaping the security landscape’ and ‘threat multipliers’, thus putting water security on the same level of importance as food and energy security. It is widely believed that instability in the Middle East and North Africa (MENA) region and in the Caucasus are linked to water security.

Uneven Distribution and Population Growth

Water sec

The Earth’s Water – Source: Office of the DIrector of National Intelligence – Global Water Security )

The issue of water security was first raised at NATO in 2008 by former Secretary General Jaap de Hoop Scheffer. Two years later, the idea made its way into the Alliance’s 2010 Strategic Concept. The Declaration at the Wales Summit in September 2014 reiterated the idea that “Key environmental and resource constraints, including health risks, climate change, water scarcity, and increasing energy needs will further shape the future security environment in areas of concern to NATO and have the potential to significantly affect NATO planning and operations.” Considering that Europe does not experience significant water insecurity, and Canada sits on one of the biggest reserves of fresh water, why is water insecurity a source of concern for the transatlantic Alliance?

First, “like threats from states, threats from climate change can be unpredictable and destabilizing.” The consequences can neither be predicted nor counteracted by weapons but requires tools which do not exist in NATO’s traditional arsenal. In addition, we are talking about a threat coming from outside the Alliance and not from within as member countries are not seriously directly affected by the phenomenon. The external character of the threat combined with its novelty makes it harder to control.

Second, water insecurity affects regions of importance for NATO such as MENA, Central Asia and the Caucasus. In those cases, water insecurity could have irreversible side effects for the Alliance due to migration waves from the regions, as illustrated by the civil war in Syria. Additionally, the price and availability of water- dependent goods such as grains and cotton coming from the Caucasus could be affected.

Third, water reserves are shrinking due to the exhaustion of non-renewable sources, pollution and climate change. As the world population will reach 9 billion people in 2050, fresh water will not be available for all. Based on the uneven water distribution throughout the world, regions faced with “rapid population growth, resource depletion, poor governance, economic stagnation, and unsettling climate change impacts, all within the context of chronic aridity” will be exposed to dire situations – specifically MENA, the Horn of Africa, Central, South and East Asia.

Water as a Source of Conflict

Water is only an amplifier of interstate conflicts, like in the Israeli/Palestinian case, while it can be the source of intrastate disputes. In the second case, water can be a lever between ethnicities and antagonist groups. Water- induced conflicts do not happen in a nutshell, but complement the devastating effects of “poverty, social tensions, environmental degradation, ineffectual leadership, and weak political institutions”. It is expected that over the next 10 years, competition around water will increase and shared sources will be a contributing source of political tension.

Considering the increasing value of water, dams, hydroelectric plants and irrigation systems have become critical infrastructure of great value, and have been used by both governments and non- state actors to secure their objectives. Saddam Hussein used water as leverage against the Kurds and other rebels by either poisoning the rivers, diverting the Tigris in 1993 to flood the land of his opponents, or cutting their water supplies.

Creating and Feeding Terrorism in MENA

Water insecurity is also believed to be one of the contributing factors of the rise of extremism, notably in the MENA region. The water resources have dramatically shrunk over the last two decades due to mismanagement, notably in Egypt where water is subsidized and thus largely wasted, and also in oil-rich countries where water is used for the extraction of fossil fuel from underground wells.

In Syria specifically, the succession of drought which hit the country between 2006 and 2010 has irrevocably affected the production of food and forced rural people to migrate. It is estimated that 1,5 million people were forced to abandon their homes in 2011. Combined with other factors, the government’s lack of response to water and food shortages played a role in triggering the civil war. The Syrian government has also used water as means of pressure against the Kurds. Migration and frustration created the perfect breeding ground for terrorism as the population grew opposed to the government. The ungoverned spaces abandoned by the migrants were then taken over by Islamic State (ISIS). The same pattern is visible with Boko Haram in Nigeria. Understanding its importance, “ISIS views water access and control as a strategic objective of campaign, and has commandeered hydroelectric dams, irrigation canals, reservoirs, pipelines, and other water infrastructure to cement territorial gains.” They now control “most of the key upper reaches of the Tigris and Euphrates, the two great rivers that flow from Turkey in the north to the Gulf in the south and on which all Iraq and much of Syria depends for food, water and industry.”

In Iraq, critical water infrastructures such as rivers, canals, sewage and desalination plants have become military targets, as whoever controls them holds the upper hand over the cities – including Baghdad – as well as the countryside.

In Jordan, the migrant crisis from Syria has put more strain on the country’s scarce hydraulic resources due to the influx of refugees. Water shortages are also believed to have affected the price of food, which in turn helped to trigger the Arab Spring in MENA.

Water Exhaustion in Central Asia

The Aral Sea used to be an internal salt-water lake located in Central Asia, bordering Kazakhstan and Uzbekistan. Today, due to decades of intensive irrigation, mismanagement and lack of regional coordination, the water surface has been reduced by 90 % since the 1960s. Amu Darya and Syr Darya, the two primary sources of inflow of the Aral Sea, have also been affected by nuclear tests conducted by China and the USSR, as well as irrigation, which have seriously degraded the quantity and quality of the water. The Amu Darya river basin, which extends across Uzbekistan, Turkmenistan, Afghanistan and Tajikistan is also expected to become an increasing source of regional tension. Water is of great importance there, as irrigated land produces 90% of the region’s crops, especially cotton, and is responsible for 50% of Kyrgyzstan’s and Tajikistan’s electricity production. It is estimated that the lack of water caused the internal migration of 70,000 Kazakhstanis in 1996. The local governments have also demonstrated their reluctance to address the issue, preferring to dig holes to find water rather than question their consumption, which further deepens the potential to shake up the already fragile stability of Central Asia.

The stability of the Caucasus and Central Asia is crucial to NATO, due to geographical proximity to Europe, as well as for the Alliance’s fight against the Taliban in Afghanistan. Cooperation between NATO and the region is the best vehicle to promote good governance and economic reform in the region.

Lack of Policy Framework

One of the central issues which makes shared water a source of conflict is the lack of international agreements regulated the use of the resource. Out of the world’s 263 river basins and aquifers, a cooperative management framework does not regulate 158 of them. The fact that rivers tend to cross numerous countries makes it harder to regulate water consumption from the rivers.

There must be a framework to address the depletion of water caused by climate change, extensive irrigation and mismanagement, that would promote an improved water planning system, investing in new irrigation methods and water treatment. In order to better prepare for climate risks, the issue must be included in international security forums and heightened to the highest level of urgency.

NATO Programs

NATO has put a strong emphasis on water security issues, especially in the face of the resurgence of floods in the Balkans and droughts in MENA. NATO’s Science Committee, with its Security through Science Programme, and the Committee on the Challenges of Modern Society (CCMS) has been on the forefront of water-related programs aimed at enhancing international dialogue and the sharing of expertise. The focus has also been put on the Alliance’s Partners from Central Asia and Mediterranean Dialogue.

Various projects have been carried out by scientist from these countries, NATO members, and end-users (local authorities, commercial industries, and governmental bodies). One example of such project focused on pollution of the Black Sea, and was conducted by NATO and other institutions. It resulted in a Strategic Action Plan for the Rehabilitation and Protection of the Black Sea in 1996, as well as the NATO Black Sea Operational Database Management System. Other projects include the Modelling Nutrient Loads and Response in River and Estuary Systems in Belarus, Estonia, Latvia, Lithuania, Russia, Slovenia, Spain, Turkey and the United States, and the 2003 South Caucasus Cooperative River Monitoring, “aimed to establish a social and technical infrastructure that could monitor the water quality and quantity of transboundary rivers and ease data-sharing between Armenia, Azerbaijan and Georgia.”

The Need to Address Water Security

Ensuring water security is crucial for the stability of our planet. MENA and Central Asia have so far been affected by water shortages caused by a combination of factors, and the situation is unlikely to improve. As an illustration of the extent of the problem, Sana’a, the capital of Yemen, is expected to run out of water by 2025, thus becoming the first capital to officially run out of this crucial resource, with dramatic consequences to be expected for this war-torn country.

The stability of the Caucasus and Central Asia is crucial for the security of the Euro-Atlantic region due to their proximity. Projects must, however, be conducted with the local industries and government in order to raise awareness about the importance of water in an effort to prevent the emergence of conflicts.

Water must be seen as an economic good rather than a given, as we are exhausting our natural sources of fresh water much faster than is sustainable. Effects of water insecurity are expected to increase exponentially if nothing is done to slow down climate change, and only time if tell if the agreement signed in Paris at COP21 will be sufficient. It seems like water is slowly replacing oil as the most important resource.

 

Bibliography

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Amdetsion, Fasil; “Where water is worth more than gold: Addressing water shortages in the Middle East & Africa by overcoming the Impediments to Basin-Wide Agreements”; SAIS Review vol. XXXII no. 1 (Winter–Spring 2012)

Engelke, Peter & Sticklor, Russell; “Water Wars: The Next Great Driver of Global Conflict?”; The National Interest (15.09.2015) Available at: http://www.nationalinterest.org/ feature/water-wars-the-next-great-driver-global-conflict-13842

Goodman, Sherri; Femia, Francesco & Werrell Caitlin; “Commentary: Can Stoltenberg Tackle NATO’s Climate Mission?”; DefenseNews (14.04.2014) Available at: http:// w w w. d e f e n s e n e w s . c o m / a r t i c l e / 2 0 1 4 0 4 1 4 / DEFREG01/304140039/Commentary-Can-Stoltenberg-Tackle- NATO-s-Climate-Mission-

Gorelick, Steven; “Water Security in Jordan: A Key to the Future of the Middle East”; Brookings (16.01.2015) Available at: http://www.brooki ng s.edu/blogs/planetpoli cy / posts/2015/01/16-water-security-jordan-middle-east-gorelick

Horsman, Stuart; “Transboundary water management and security in Central Asia” in “Limiting Institutions?”; Manchester University Press, 2013 NATO; “Water – A key security asset”(2005) Available at: http://www.nato.int/science/publication/pdf/water-e.pdf

U.S. Office of the Director of National Intelligence (ODNI) “Global water security assessment” (2012) Available at: http:// http://www.dni.gov/files/documents/Special%20Report_ICA% 20Global%20Water%20Security.pdf

Vidal, John; “Water supply key to outcome of conflicts in Iraq and Syria, experts warn”; TheGuradian.com (02.07.2014) Available at: http://www.theguardian.com/environment/2014/ jul/02/water-key-conflict-iraq-syria-isis

Werrel, Caitlin; Femia, Francesco & Goodman, Sherri; “NATO ignores climate change at its peril”; Climate Home ( 0 3 . 0 9 . 2 0 1 4 ) A v a l a i b l e a t : h t t p : / / http://www.climatechangenews.com/2014/09/03/nato-ignores- climate-change-at-its-peril/

Werrel. Caitlin & Femia, Francesco; “NATO Summit Declares Climate Change Will Shape Future Security Environment”, Climate and Security (05.09.2014) Available at: http://www.climatechangenews.com/2014/09/03/nato- ignores-climate-change-at-its-peril/

Yeo, Sophie; “5 reasons NATO needs to worry about climate change”; Climate Change News (01.09.2014) Available at: http:// http://www.climatechangenews.com/2014/09/01/5-reasons-nato- needs-to-worry-about-climate-change/

 

 

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Decolonization, History and Culture, Security & Defense

France’s forgotten territories: The TAAF

A few weeks ago, I attended a conference in Paris, in the prestigious Ecole Militaire. The topic of the conference was the French forgotten territories, those pieces of land scattered around the globe which few people know about. On this blog, I have previously talked about Mayotte and some former French colonies such as Madagascar, but I have not yet touched upon the inhabited territories that France possesses. Based on his book “tour du monde des terres françaises oubliées”, Bruno Fuligni presented the enclaves, islands, rocks, houses and memorials which continue to make France an empire on which the sun never sets. Many believe that France is now a small country, as it is only a fraction of what it used to be. This is, however, only partly true. France may have lost its African, American and Asian possessions to decolonization, but some corners of the world were spared by this process.

The TAAF

The TAAF

This week, our world tour continues. We are moving to another part of the world, on the other side of the planet. In the Southern hemisphere, France possesses several territories regrouped under the TAAF, the “terres australes et antactiques française“. This group of territories is made of five districts of islands and land. What those have in common is that they are permanently inhabited – let me emphasize the “permanently” because scientists regularly explore them – they are also natural reserves. They have acquired the status of overseas territories in 1955 (and 2005 for the îles Éparses) which granted them financial and administrative autonomy.

The TAAF give France 2 300 000 km² of exclusive economic zone (EEZ), contributing to France’s maritime power. They also are rich in natural resources, notably the îles Éparses which are located off the shore of Mozambique, a region rich in fossil fuel.

Two ships make those pieces of land reachable: the Marion Dufresne from Saint-Pierre, Réunion and the Astrolabe from Australia to Terre Adélie. The TAAF are so original and peculiar that the troops and scientists deployed there have developed their own words to adapt to the local conditions. A new dialect was born: the Taafien.

Terre Adélie

Base Dumont d'Urville is located 5 km off the continental coast of Antartica

Base Dumont d’Urville is located 5 km off the continental coast of Antarctica

Terre Adélie is a piece of the antarctic continent internationally recognized as belonging to France. The Treaty of Washington of 1959 ‘froze’ all sovereignty claims in an effort to use the Antarctic for peace and science and not as another proxy of the Cold War. The nuclearization and weaponization of the Antarctica is thus prohibited. The Madrid Protocol added an environmental component to the Treaty, thus ensuring the protection of the nature of Antarctica.

The scientific base Dumont d’Urville, which was named after the Frenchman who discovered and claimed the territory in 1840, was built in 1956. It has an international scope and includes the study of the local wildlife which includes emperor penguins, the study of geology, seismology, climate and meteorology, and much more.

France’s piece of land spreads over 432 000 km² of ice (bigger than Germany), from the South Pole to the ocean. France shares its longest land border there, with Australia.

Iles Éparses

Map of Iles Eparses - Aurélie Boissière

Map of Iles Eparses – Aurélie Boissière

The Iles Éparses, or the scattered islands, do not form a homogeneous group as the district is made of several archipelagos separated by hundreds of kilometers. They are mostly located in the Mozambique Canal, around Madagascar and La Réunion.

The Iles Eparses are constituted by l’archipel des Glorieuses, Juan de Nova, Europa and Bassas da India, and Tromelin. They are all permanently inhabited but welcome military contingencies and meteorologists which are responsible for ensuring France’s sovereignty over the territories.

The weather station plays an important role in the region as the data collected serves to monitor cyclones, a recurrent problem in the region. All the islands are also natural reserves as they have been barely touched by civilization.

This district of the TAAF remains, however, the object of a dispute between France and Madagascar. In 1960, Madagascar seized independence from its colonizer, France. However, three months before the referendum took place, a decree was passed in France removing the Iles Eparses from Madagascar’s vote. The islands thus remained attached to the hexagon while Madagascar retrieved its independence. In 1970, the issue was brought up by the local government, asking France to return the islands. Since 1979, the dispute brought to the United Nations, which issued a resolution urging France to engage negotiations with Madagascar. The resolution had not results and the situation is still not settled. It has been announced that the litigation will be discussed at the next General Assembly of the United Nations in September 2016.

The contentious has risen again over the last few months as the Iles Eparses may be floating over large reserves of oil, which of course have raised both Madagascar and France’s attention. The President of Madagascar offered France to co-administer the islands with them, a proposal which was naturally brushed off by the French.

It must be noted that the island of Tromelin is also the object of a territorial dispute as Mauritius is also claiming sovereignty.

District de Saint-Paul et Amesterdam, District de Crozet, District de Kerguelen 

The Kerguelen islands emerged 40 millions years ago and are the visible part of submerged volcano. They, however, appeared differently than the typical volcanic islands do (such as Iceland and Hawaii), which made the archipelago very interesting and important in the eyes of scientists. The main island, Grand Terre was discovered in 1772 and claimed in the name of France by Yves Joseph Kerguelen de Trémarec, who gave his name to the territory.

Follow the blog of the missions deployed there here. The islands are of particular importance from a scientific point of view as they serve as observatory for climate change for example.

The District of Saint-Paul and Amsterdam is very rich in fish and lobster, and famous for their wildlife. While Saint-Paul is relatively abandoned, Amsterdam island hosts a scientific base which has been put in place in 1949. The presence of human life there has impacted the local fauna and flora drastically, with irremediable consequences.

The Crozet islands are made out of two main groups of islands, located 110 km apart, somewhere between Madagascar and Antarctica. They were discovered by the French explorer Marc-Jospeh Marion-Dufresne in 1772, who gave his name to the ship supplying and reaching most TAAF. Administered from Madagascar between 1923 and 1955, the islands then became a TAAF, thus falling under the administration of the Ministry of the Overseas. The Edgar Faure scientific base implanted there focused on meteorological concerns.

The TAAF, although made of what seems like insignificant islands in the middle of the seas, actually bring France with various economic, geostrategic and environmental advantages. They also contribut to making France the second maritime domaine, right behind the USA, with 11 millions of km² of EEZ. The TAAF are for the most part made out of ice but they are crucial for scientific research.

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